Camping sauvage

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en janvier 2022

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Le camping sauvage est le camping qui se pratique isolément, en dehors d'un terrain de camping spécialement aménagé.

En France, il n'existe pas de réglementation générale. Le camping sauvage est en principe toléré, mais réglementé dans certaines zones. Il existe donc une réglementation à connaître et à respecter. Bien souvent, les interdictions ont des motifs écologiques, environnementaux, esthétiques ou des raisons de sécurité et de salubrité publiques. Ceux qui ne respectent pas cette réglementation s'exposent à des amendes.

Principe : camping sauvage autorisé

Le principe est le même que ce soit dans les lieux privés et les lieux publics sauf réglementation contraire.

Dans les lieux privés

D'après l'article R. 111-32 du Code de l'urbanisme, le camping sauvage est librement pratiqué, hors de l'emprise des routes et voies publiques, avec l'accord de celui qui a la jouissance du sol, sous réserve, le cas échéant, de l'opposition du propriétaire.

Il est ainsi possible de camper sur n’importe quel terrain privé, à condition d’avoir reçu préalablement l’accord du propriétaire. Il est donc interdit de camper dans un lieu privé sans autorisation.  

Sur le domaine public

Le camping sauvage est toléré sur le domaine public, hors de l'emprise des routes et voies publiques, à condition qu’il n’y ait pas d’interdiction.

Camping sauvage : lieux interdits

Certains lieux peuvent être interdits par une réglementation générale ou locale.

Interdictions issues d'une réglementation générale

Conformément à l'article R. 111-33 du Code de l'urbanisme, le camping sauvage, même temporaire, est interdit :

  • sur les rivages de la mer et dans les sites inscrits ou protégés ;
  • sur les routes et les voies publiques ;
  • dans les sites classés ou en instance de classement ;
  • dans les secteurs sauvegardés, dans le champ de visibilité des édifices classés au titre des monuments historiques et des parcs et jardins classés ou inscrits et ayant fait l'objet d'un périmètre de protection ainsi que dans les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine ou, lorsqu'elles subsistent, dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager ;
  • à moins de de 200 mètres autour des points d'eau captée pour la consommation ;
  • dans les réserves naturelles.

Interdictions issues d'une réglementation locale

Conformément à l'article R. 111-34, la pratique du camping sauvage peut être interdite dans certaines zones :

Cette interdiction peut être mise en place pour éviter de porter atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques, aux paysages naturels ou urbains, à la conservation des perspectives monumentales, à la conservation des milieux naturels ou à l'exercice des activités agricoles et forestières.

Ces interdictions peuvent être temporaires ou permanentes. Ces interdictions doivent être portées à la connaissance du public par affichage en mairie et par apposition de panneaux aux points d'accès habituels aux zones visées par ces interdictions.

Amendes en cas de camping sauvage

Tout contrevenant s'expose à une amende prévue par le code pénal et le code de l'environnement allant de la 1re à la 5e classe selon la nature de la contravention. Ainsi, en effectuant du camping sauvage dans un lieu interdit, le campeur encourt jusqu'à 1 500 € d’amende.

L'amende peut être plus ou moins lourde si le camping sauvage est accompagné de dépôt de déchets, introduction de chiens, accès aux sites de nidification, atteinte à la flore, allumage de feux...

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