Droit des obligations

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2021

Sommaire

Dans le cadre de la vie courante, vous pouvez être confronté à de nombreux soucis juridiques. La matière des contrats, y compris en immobilier, relève du droit des obligations.

Le droit des obligations a été profondément remanié par l'ordonnance n° 206-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations. Elle est entrée en vigueur le 1er octobre 2016.

Droit des obligations : définition

Le droit des obligations est une branche de ce que l'on appelle le droit privé ou droit civil. Une obligation est un rapport de droit existant entre deux ou plusieurs personnes, obligeant une ou plusieurs d'entre elles à donner, faire ou ne pas faire quelque chose. Celui qui est en position d'exiger est appelé créancier, la partie qui doit s'exécuter est nommée débiteur. L'obligation a donc une finalité sociale et/ou économique, selon les situations.

L'on distingue l'obligation juridique ou civile de l'obligation morale (celle à laquelle on s'oblige moralement, un « devoir » que l'on s'impose). Il existe aussi des obligations dites naturelles qui peuvent parfois être transformées en obligations civiles. 

La matière du droit des obligations traite en particulier des contrats mais envisage aussi les autres obligations existantes. Il peut être question de quasi-contrats.

Les sources du droit des obligations sont anciennes et remontent au droit romain. On trouve la trace de définitions de l'obligation dès cette époque. L'une des plus claires figure dans les Institutes de l'empereur Justinien, ouvrage daté de 533 après JC. Aujourd'hui les règles relatives au droit des obligations sont codifiées dans le droit civil.

Nous verrons ici à titre principal, ce qui relève de la matière des contrats.

Champ d'application du droit des obligations 

Le droit des obligations régit la vie des contrats. On y trouve les règles suivantes.

La formation du contrat 

Le contrat est formé dès lors que sont réunis les éléments suivants :

  • le consentement des parties ;
  • la jouissance de leur capacité (la capacité suppose d'être majeur, par exemple) ;
  • un contenu certain et licite.

La nullité du contrat peut intervenir dès lors qu'une des conditions de formation du contrat fait défaut. Elle doit être demandée en justice (sauf accord mutuel entre les parties).

Elle peut également intervenir en cas d'erreur (importante) d'une des parties, de dol (de mensonges) ou de violence ayant contraint à la signature. La plupart des contrats peuvent être passés sous « seing privé », sans passage devant notaire.

La force obligatoire du contrat et son exécution 

Lorsqu'il est valablement formé, le contrat tient lieu de loi entre les parties (article 1103 du Code civil). Il doit être exécuté de bonne foi (article 1104 du Code civil). 

À défaut, la partie qui s'estime lésée peut notamment poursuivre l'autre en exécution dite « forcée ». Elle devra pour ce faire saisir une juridiction.

Ces pros peuvent vous aider